La brêve
Te rendrais-je, ma Mère, cette étincelle
Qui vibre, s’enflamme et que tu nommas vie
Coupable mon âme dans son âpre querelle
D’avoir gâché l’essence, sa chaleur trahie
Fièvre maladive et mon cœur de sa main
Plus qu’une plaie exhume sa noire douleur
Son souffle ardent, son foudroyant venin
Divin, exquis, aux opales lueurs
Que n’ai-je mon amour sur son écueil brisé
Tombeau de mes désirs, berceau d’obscurité
Son sang sur mes poignets et voix en veines
Perdu mes rêves dans l'antre de géhenne
Te rendrais-je, ma Mère, cette étincelle
Qui vibre, s’enflamme et que tu nommas vie
Coupable mon âme de répondre à l'appel
Des baisers morts, aurores de mes nuits
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