La brêve

Publié le par Marie-Eve

Te rendrais-je, ma Mère, cette étincelle
Qui vibre, s’enflamme et que tu nommas vie
Coupable mon âme dans son âpre querelle
D’avoir gâché l’essence, sa chaleur trahie

Fièvre maladive et mon cœur de sa main
Plus qu’une plaie exhume sa noire douleur
Son souffle ardent, son foudroyant venin
Divin, exquis, aux opales lueurs

Que n’ai-je mon amour sur son écueil brisé
Tombeau de mes désirs, berceau d’obscurité
Son sang sur mes poignets et voix en veines

Perdu mes rêves dans l'antre de géhenne

Te rendrais-je, ma Mère, cette étincelle
Qui vibre, s’enflamme et que tu nommas vie

Coupable mon âme de répondre à l'appel

Des baisers morts, aurores de mes nuits

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Publié dans Poésie

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